Sudan : le dernier rhinocéros blanc du Nord
While the lovely valley teems with vapour around me, and the meridian sun strikes the upper surface of the impenetrable foliage of my trees.
Sudan, né en 1973 au Soudan du Sud, était le dernier mâle connu de sa sous-espèce, le rhinocéros blanc du Nord. Capturé dans les années 1970, il a vécu au zoo de Dvůr Králové en République tchèque avant d’être transféré en 2009 dans la réserve d’Ol Pejeta, au Kenya, dans l’espoir de favoriser la reproduction en milieu semi-naturel.
Malheureusement, en raison de son âge avancé et de problèmes de santé, Sudan n’a pas pu se reproduire.
Il est décédé en 2018 à l’âge de 45 ans, laissant derrière lui deux femelles : Najin et sa fille Fatu.
Les derniers efforts de conservation
Avec la disparition de Sudan, la reproduction naturelle de l’espèce est devenue impossible. Les scientifiques se sont alors tournés vers des techniques de reproduction assistée.
Des ovocytes ont été prélevés sur Najin et Fatu, puis fécondés in vitro avec du sperme congelé de mâles décédés. Les embryons ainsi obtenus sont destinés à être implantés dans des femelles rhinocéros blancs du Sud, une sous-espèce proche, dans l’espoir de sauver le rhinocéros blanc du Nord de l’extinction totale.
If we can teach people about wildlife, they will be touched. Share my wildlife with me. Because humans want to save things that they love.
Steve Irwin
Un avertissement pour l’avenir
Cette quasi-extinction du rhinocéros blanc du Nord est un rappel fort des conséquences de l’exploitation humaine sur la faune. Elle souligne l’urgence de renforcer les efforts de conservation, de lutter contre le braconnage et de sensibiliser le public à la protection des espèces menacées.
Sans actions concrètes, d’autres espèces pourraient suivre le même chemin vers l’extinction.
Under their white fur, polar bears have black skin
Sources:
WWF France : La mort du dernier rhinocéros blanc du Nord
Fécondation in vitro pour sauver l’espèce





